Les innovations technologiques affinent le tri optique des déchets

Des déchets de plus en plus complexes, un tri de plus en plus précis… Les fabricants ne cessent d’améliorer leurs technologies de tri optique. Principaux marchés à bénéficier de ces innovations : le tri des collectes sélectives et les résidus de broyage.

Gwenaëlle DEBOUTTE

Aux côtés des machines de tri mécanique, le tri optique s’est fait, depuis de nombreuses années, une place dans les centres de tri des déchets et de recyclage. Utilisant différents principes
– spectre visible, Infrarouge, rayons X –, ces technologies possèdent encore un potentiel d’innovation important. Afin de distinguer, de mieux en mieux, des matériaux difficilement séparables. Afin d’améliorer les degrés de pureté… Ainsi, face au délicat problème de la séparation dans le flux de déchets recyclables des cartons et cartonnettes des qualités supérieures de papier (JRM, journaux revues magazines), la société française Pellenc ST a décidé d’exploiter le moyen infrarouge, « technologie la plus appropriée au tri de ces matières », selon Florence Aliberti, de Pellenc ST. Commercialisée depuis un an et demi, la machine Boreas utilise la principale différence entre le papier et le carton : leur grammage. Les déchets sont ainsi éclairés par des lampes infrarouge et des caméras thermiques analysent la lumière qu’ils réemettent afin d’identifier la matière présente. Au final, la machine éjecte les polymères, y compris noirs, ainsi que les cartons et cartonnettes blancs, bruns, gris et imprimés pour ne laisser que le flux de de-inking sur le tapis de tri, avec un taux d’efficacité allant jusqu’à 90 %. A ce jour, une vingtaine de machines ont été installées, principalement en Europe. Et les quatre dernières en date viennent de l’être, début juillet, chez Paprec au Blanc-Mesnil.

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