Eau / Charbon actif dans les stations de traitement d’eau - Réactivation ou remplacement

Lorsque le charbon actif utilisé pour le traitement de l’eau arrive à saturation, il peut être remplacé par du charbon neuf ou réactivé dans un four à haute température. Voici les bonnes questions à se poser pour arrêter son choix.

Yann LADOUCETTE,
Oxbow CarbonPlus


L’utilisation de charbon actif pour le traitement des eaux usées ou la production de l’eau potable est l’une des technologies les plus employées pour l’affinage ou l’élimination en fin de filière de la matière organiques (COT, pesticides, toxines algales).
Lorsque le charbon actif arrive à saturation, on peut soit le renouveler avec du charbon neuf, soit le réactiver dans un four tournant à haute température (supérieure à 800 °C). Une réactivation dite «  à façon » garantie la traçabilité du produit. Le client retrouve son charbon d’origine recyclé pour son utilisation propre. Cependant, la plupart du temps, les charbons actifs granulaires (CAG) réactivés sur le marché sont mélangés à différents lots en provenance d’autres clients et applications. Cela ne permet donc pas toujours de garantir cette traçabilité, notamment lorsque les quantités sont inférieures à 20 m3. Ceci pourra induire certains risques par rapport à leur utilisation future.
D’autre part, pour plusieurs raisons physico-chimiques, la réactivation n’est pas toujours la panacée d’un point de vue sécurité et coût d’exploitation, malgré un coût très compétitif.

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