Greenwashing / Un Observatoire Indépendant de la Publicité

Voilà maintenant près de deux ans que l’Alliance pour la planète planche sur ce dossier.
Aujourd’hui, c’est officiel, elle lance le premier outil non pas pour lutter contre le greenwashing mais pour "promouvoir une publicité consciente de ses responsabilités". Le principe est simple : un citoyen constate une dérive – autrement dit, une infraction aux codes de la consommation et de l’environnement ou aux recommandations de l’ARPP*), la signale sur le http://observatoiredelapublicite.fr/ Dès lors, des experts (issu du monde associatif et ainsi que des professionnels de la communication) se réunissent et scorent la publicité incriminée. Les internautes peuvent également donner leur avis à l’aide d’une documentation et d’une grille de diagnostic prévues à cet effet. Un mois plus tard, l’OIP rend alors public et l’évaluation de ses experts et la note attribuée par les Internautes. Pour l’heure, ça ne vole pas très haut : 1, 3 pour le 4x4 Tiguan (VW) ; 1,0 pour Total ; 0,6 pour Herta ; 0,9 pour la nouvelle Clio ; 0,4 pour la lessive Le Chat ; 1,0 pour la campagne France Betteraves, etc. (notes Internautes seulement / les notes OIP sont en attente). Bref, on est encore loin de la moyenne. Tout comme on reste éloigné d’une information objective et transparente. Si la démarche peut se comprendre au regard de « l’urgence écologique », la méthode, elle, reste contestable. Qui note ? Comment ? Quelle est la valeur de ces critères ? S’agit-il de campagne de dénigrement ou de déstabilisation ?; Qui les orchestrent ?, etc. Dans le doute, on peut tout supposer. Une question demeure : à quand, une véritable législation en la matière ?
*Autorité de régulation professionnelle de la publicité (anciennement le BVP).
Ndlr : L’ARPP s’est dotée en 2003, d’une Recommandation DD, autrement dit de règles de bonnes pratiques portant sur le contenu des messages (ne pas induire le consommateur en erreur, ne pas représenter de comportements contraires aux principes communément admis du développement durable) et allant au-delà des obligations légales. L’ARPP travaille en amont de la diffusion mais n’a aucun pouvoir de sanction. Tout au plus, elle amende.