L’embargo de la France sur les OGM ne reposerait sur aucune preuve scientifique

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a rendu public, le 31 octobre dernier, un avis sur le maïs génétiquement modifié MON810 produit par la firme américaine Monsanto. Pour l’AESA, ça ne fait aucun doute : l'interdiction Française ne repose sur "aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement n'a été fournie qui puisse justifier l'invocation d'une clause de sauvegarde en vertu de l'article 23 de la directive 2001/18/CE et de mesure d'urgence en vertu de l'article 34 du règlement (CE) n°1829/2003."
La balle est désormais dans le camp de la Commission européenne. Cette dernière pourrait, après examen de l’avis de l’AESA, ordonner à la France de lever son embargo dans les tout prochains mois. La France, elle, pourrait alors saisir le Conseil des ministres européen comme l’a souligné Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie : "la France maintient sa position sur la clause de sauvegarde et elle la soutiendra au Conseil des ministres européens. "
À ce jour, aucune parcelle du territoire Français n’a été ensemencée avec du maïs MON810 de Monsanto et son utilisation reste strictement interdite.
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