Le CEA devient le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives

Il faudra vous y habituer, le CEA devient le CEAEA. Prononcé « Cé-eu-a-eu-a », cela donne un peu l’impression d’un bégaiement. Le signe d’un manque de conviction ou de confiance en soi ? D’un sacrifice sur l’autel du politiquement et du climatiquement correct ? C’est vrai que « atomique », c’est presque un gros mot, de nos jours, au moins pour une partie de la population, dont le poids électoral n’est plus négligeable (au moins aux élections européennes). « Energie atomique et énergies alternatives », ça passe tout de suite mieux. Et puis, on pourra toujours, plus tard, ou même très vite, prétexter que CEAEA, ce n’est pas très joli, pour opérer un glissement sémantique et revenir au bon vieux CEA, qu’on développera simplement en « Commissariat aux Energies Alternatives », étant entendu que l’énergie atomique n’est qu’une alternative parmi d’autres aux énergies fossiles… Une énergie qui continuera à elle seule de capter la moitié du budget de l’établissement, quand les autres formes d’énergies devront se partager les 50 % restant. On peut s’attendre à une communication amplifiée sur les recherches portant sur les renouvelables, à un maximum de bonnes nouvelles sur les bienfaits apportés par la recherche nucléaire, mais se souviendra-t-on que 40 % du budget de l’établissement est dévolu à des programmes de défense ?