Obama, 1er président vert des Etats-Unis

En quelques jours à peine, la rupture avec la politique Bush est déjà consommée. Fermeture de Guantanamo, retrait d’Irak, plan de relance de 825 milliards de dollars, main tendue à l’Iran, encadrement des lobbies, remontrances aux banquiers… Et maintenant, c’est au tour de l’environnement. Le président Obama a ainsi demandé à son administration de plancher de toute urgence sur une loi qui limiterait la consommation des véhicules (35 miles au gallon en moyenne soit plus de 56 km pour 3,78 litres en 2020) et qui serait effective dès 2011. Objectif : réduire la consommation de 2 millions de barils par jour. De même. Le Président a exigé du gouvernement le réexamen immédiat du dispositif – gelé par l’administration Bush – californien limitant drastiquement les émissions de GES. Par ailleurs, lundi, Todd Stern, ancien représentant de Bill Clinton aux négociations sur le protocole de Kyoto, a été nommé en tant que nouvel envoyé spécial pour la lutte contre le réchauffement climatique. Sa lettre de mission : « montrer la voie » et convaincre tous les partenaires, Chine et Inde y compris de « former une coalition véritablement mondiale. » Enfin, Obama devrait injecter (via le plan de relance) près 90 milliards de dollars sur deux ans pour développer les EnR et réduire la consommation d'énergie. Seul détail à régler : l’adhésion du Congrès. Les défis auxquels devra faire face le nouvel homme fort des Etats-unis sont immenses mais ce dernier a un atout dans sa manche : il a mis le changement climatique au coeur de sa réflexion stratégique.
© Coquin