> Consulter > Environnement & Technique n° 201 - Novembre 2000

Avancées et défis d’une profession

Avancées et défis d'une profession

Il est des métiers dont on parle peu mais dont l'utilité est inversement proportionnelle à leur capacité à se faire entendre. Tel est le cas des entreprises regroupées au sein de la Fédération nationale des syndicats de l'assainissement. Travaillant dans l'ombre, sans bruit, elles font pourtant un travail considérable et indispensable pour le bien de tous. Jour et nuit, le plus souvent en urgence, nos entreprises sont là et interviennent pour déboucher, curer, dégorger les canalisations.

Loin des grands enjeux mondiaux, elles oeuvrent au quotidien pour prévenir et réparer tous les dysfonctionnement. Souvent de tailles modestes mais dotées d'un matériel de haute technologie, elles sont là pour répondre aux attentes des particuliers pour l'entretien de leur assainissement non collectif, le débouchage de leurs canalisations, des collectivités locales pour leurs réseaux d'eaux usées ou pluviales, des industriels pour la collecte de leurs déchets.

C'est ainsi tout un maillage d'entreprises qui oeuvrent sur l'ensemble du territoire.

Elle est loin l'image du vidangeur qui au début du siècle partait en tournée avec pour seul matériel un cheval et une pompe. Aujourd'hui, cette profession a grandi et a développé un très large éventail de prestations où sa compétence n'est plus à prouver. Qui se souvient des marées noires de l'Amoco Cadiz ou du Torre Canyon, quand nos entreprises étaient là pour réparer les dégâts ? Qui se souvient des inondations de Nîmes ou Vaison-la-Romaine, où nos entreprises étaient encore là?

Elles ont maintenant un autre défi à surmonter, celui du devenir des résidus de l'assainissement.

Mais comme le disait Jean-Jacques Servan-Schreiber : « Dans les sociétés, comme pour les hommes, il n'y a pas de croissance sans défi ».

Ces résidus perpétuellement oubliés des plans ou schémas d'élimination qui ne s'intéressent bien souvent qu'aux seules ordures ménagères, doivent pourtant aller dans des filières de valorisation ou de traitement adaptées à leurs caractéristiques.

Il y a là un challenge que la profession et tous les partenaires publics et privés n'ont pas d'autres choix que de réussir.

Par Yves Madeline

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