Bio-traitement des eaux usées : la mode est aux procédés compacts
Depuis la seconde guerre mondiale, les procédés de traitement biologique utilisant des lits bactériens ont été remplacés par les procédés à boues activées, dont le principe consiste à disperser de la biomasse dans un décanteur, auquel succède une étape de séparation. Ce type de procédé est bien adapté aux effluents urbains, mais avait jusqu’à récemment l’inconvénient d’occuper beaucoup d’espace. Ils ont été relayés dans les années 70 par les procédés physico-chimiques, puis au cours des années 80 par les membranes, d’abord chères, puis progressivement de plus en plus compétitives. L’évolution réglementaire a favorisé le retour des procédés biologiques à partir des années 90, avec l’obligation de traiter l’azote et le phosphore. Ces procédés sont alors mieux adaptés, car efficaces même si la pollution est très diluée.
Bruno Mortgat
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