> Consulter > Environnement & Technique n°232 - Décembre 2003

Gérer les boues d'épuration : une activité qui vaut de l'or

Pour cette chronique hivernale, saison des réveillons copieux et donc de foisons de déjections et à l'occasion du salon Pollutec, il fallait faire bref et concentré, la siccité étant un paramètre essentiel de la qualité des boues, objet de notre fétichisme, révélé, entre autres, par Sainte Thérèse d'Avila qui déclara, à une époque déjà ancienne que « l'argent, excrément du diable, mais pour cette terre, quel bon engrais ! ». Le ton est donc donné et il s'agira dans un premier temps de faire la lumière sur une opération publique dédiée à la gestion de l'excrémentiel, objet de pouvoir et de communication. Le second temps de cette chronique, en compagnie d'un théologien car c'est aussi Noël, abordera les liens entre argent et excreta du point de vue psychanalytique. Et enfin, le troisième accord de cette partition portera sur l'errance des dirigeants de nos grands groupes de l'eau et des déchets qui cèdent des entreprises acquises (à prix d'or) rachetées depuis peu. Le mot de la faim (fin ?) reviendra sur l'histoire d'un projet de compostage de boues qui n'en finit pas de rebondir...

Par Emmanuel Adler

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