> Consulter > Environnement & Technique n° 187 - Juin 1999

Il faut connaître la carte sociologique de son projet

On n’impose plus un projet, même s’il est légal. On l’explique, on l’adapte, on le négocie. La gestion d’un projet industriel, simple au départ, peut devenir un cauchemar pour le responsable du projet. Une erreur fait courir le risque de graves ennuis qui se traduisent par des retards et des coûts majorés.
Retour sur un dossier local qui a eu une résonance nationale dans les médias : l’extension de la carrière de Tautavel (Pyrénées Orientales) sur la commune voisine de Vingrau. Jean Crespon, pdg d’Omya, présente les enseignements qu’il a retirés de cette longue affaire maintenant terminée.
L’évolution de la jurisprudence et des règles de droit vont dans le sens d’une plus grande capacité d’agir des tiers, riverains particuliers ou associations opposés à un projet. L’analyse des données sociologiques et politiques doit donner des indications sur la nature des objections qui peuvent être soulevées par tel ou tel acteur directement ou indirectement concerné. Définir une stratégie de communication est nécessaire pour mener à son terme un projet : elle doit être un fin dosage de concertation – pour la prise en compte d’objections formulées par les riverains – et de communication – pour vendre un projet malgré les oppositions de principe de nature plus politiques.
Christophe Sibieude

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