Le biogaz : Une source d’énergie qui fermente
La production naturelle de gaz de fermentation de matières organiques (méthane notamment) représenterait en France l’équivalent de 500 000 tep/an en provenance des décharges, boues d’épuration et des déchets de la filière agro-alimentaire. L’exploitation de cette ressource durant 25 ans équivaudrait aux 3/4 des réserves de gaz naturel de Lacq. Seulement 50 000 Tep/an sont actuellement récupérées et valorisées sur les 400 000 que l’on estime récupérables. Le méthane non récupéré est émis dans l’atmosphère où il contribue à l’effet de serre. De nombreux pays européens (Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas, Suède) ont engagé des projets de valorisation à grande échelle du biogaz sous forme d’électricité, de chaleur, ou de carburants liquéfiés. En France, les filières biogaz sont encore à la traîne, mais les pouvoirs publics ont pris conscience de leur intérêt environnemental. Restent à convaincre les décideurs, voilà pourquoi le biogaz est l’une des énergies renouvelables que l’Ademe souhaite promouvoir en priorité, avec l’appui de GDF.
Bruno Mortgat
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