Partageons l’expérience des entreprises de la FNADE
Les entreprises adhérentes à la FNADE,
opérateurs grands et petits, concepteurs etconstructeurs
d'unités de tri, de valorisation biologique ou
énergétique, gestionnaires decentres de stockage,
fabricants de matériels de toute sorte, spécialistes
du recyclage enagriculture, de la dépollution des sites, en
charge de l'élimination des déchets dangereux...
ontlargement contribué au succès de la loi de 1992
(même si tous ses objectifs n'ont pas
étéatteints).
Dans le même temps, certaines de ces entreprises sont
devenues des leaders mondiaux que cesoit dans la gestion des
déchets municipaux ou dans celle des déchets
industriels dangereux ounon.
De telles mutations et de tels succès sont assez rares
pour que les Français puissent s'enenorgueillir qu'ils
appartiennent aux secteurs public ou privé, qu'ils
représentent desassociations ou des entreprises, qu'ils
soient élus ou non.
Ces entreprises qui bénéficient d'un retour
d'expériences exceptionnel ont donc toute
lalégitimité nécessaire pour faire des
propositions et être entendues en vue de
l'amélioration dudispositif réglementaire
français et européen.
Par exemple :
- prendre en
compte la gestion globale des déchets en évitant que
celle des déchets ménagersn'occulte les autres
sujets,
- faire
évoluer dans ce sens les dispositions des plans
départementaux et régionaux etsupprimer les
frontières artificielles qu'ils
génèrent,
- traquer les
déchets dangereux à la source,
- favoriser une
réelle valorisation matière et biologique en tenant
compte de la traçabilité desdéchets et de
normes actualisées,
- mettre en place
un mécanisme permanent d'analyse et de concertation qui
permetted'appréhender de nouvelles options de politique
environnementale (le conseil national desdéchets peut jouer
ce rôle),
- assurer un
meilleur suivi de la gestion environnementale des unités
industrielles et renforcerles structures de contrôle,
-
reconquérir les friches industrielles et les anciens sites
pollués en évaluant l'impact sanitairedes pollutions
souterraines,
- renforcer le
partenariat public-privé en clarifiant le rôle des
autorités publiques et enfavorisant la coordination de tous
les services concernés,
- assurer une
meilleure prise en compte de l'Europe et anticiper, ou proposer,
lesréglementations à venir,
- prendre en
compte les contraintes sociales de nos métiers, les
progrès réalisés et à venir,
-
améliorer l'articulation de la recherche entre les
institutions publiques et les entreprises. Ilfaut noter que les
firmes étrangères sont très présentes
sur le marché des matériels, même si
lesFrançaises le sont plus dans le domaine des
services,
-
développer les programmes de recherche pluridisciplinaires
et faire émerger de nouveauxtalents que ce soit dans les
domaines technique, sociologique ou économique.
Ainsi, la cohérence globale des réglementations
diverses encadrant nos métiers permettra demieux lutter pour
la conservation et l'amélioration de notre
environnement.
Les entreprises de la FNADE y contribueront, en France et
à l'étranger, inscrivant leur actiondans la
permanence et la durée.
Jean Pierre Paillard,
Délégué général de la FNADE
(Fédération nationale des activités de la
dépollution et de l'envir onnement)