> Consulter > Environnement & Technique n°282 - Décembre 2008 - Pollutec 2008
Soit dit en passant / Delenda Carthago
Bruno Mortgat,
Rédacteur en chef
Nous sommes bien peu de choses.
Des Américains ne peuvent plus rembourser leur crédit immobilier et toute la planète sombre dans la crise financière.
La Terre est couverte d’eau mais notre vie dépend entièrement du seul pourcent d’eau douce liquide qu’elle renferme. La population s’accroît, les ressources, inégalement réparties, diminuent ou sont de plus en plus souvent polluées : la crise de l’eau menace, on commence même à aller voir sur Mars s’il y en a !
35 % du tonnage mondial d'aliments d’origine végétale provenant de cultures dépendent des pollinisateurs. Le déclin des abeilles est ainsi susceptible d’affamer l’Humanité. Or ce n’est qu’un mince aspect de la crise de la biodiversité que nous traversons.
Et je ne parle même pas de la crise de l’énergie et de la crise du climat !
Toutes ces crises s’interpénètrent, se déclenchent ou se renforcent les unes les autres, bref, ne font qu’une. Elles sont planétaires et appellent une réponse planétaire. De conférence mondiale en conférence mondiale (Rio, Kyoto, Johannesbourg etc.), l’idée progresse mais peine à se concrétiser. La dernière grande crise globale (la seconde guerre mondiale) a débouché sur la création d’une première forme de gouvernance mondiale avec l’ONU. La crise actuelle n’a pas les mêmes aspects, elle n’en devrait pas pour autant être moins terrifiante. Ne devrait-elle pas susciter la mise en œuvre d’une gouvernance de l’Humanité, capable d’appréhender cette crise dans son unicité et de réformer le système économique qui nous y a conduits ?
Bon, je m’emballe, je m’emballe, c’était ma séquence « utopie » ! Revenons sur Terre… Et poursuivons, nous, éco-industriels et professionnels de l’environnement, notre travail de fourmis, d’abeilles, devrais-je dire, au service d’un monde plus durable… à notre échelle !
Mais tout de même, une gouvernance de l’Humanité…