Jean-Claude Andréini
président du Club Ademe International et du PEXE, PDG de Burgeap
Faire face aux changements climatiques tout en assurant le développement et la croissance, c’est l’avenir des éco-entreprises françaises. Un immense marché s’ouvre. Partons à sa conquête.Pour cela, on sait qu’il faut rassembler les forces privées et publiques, investir dans la recherche, se renforcer en France pour s’attaquer aux marchés internationaux. Les PME trouvent parfois difficile de connaître le bon interlocuteur ou de se lancer à l’export. Mais aujourd’hui, elles peuvent compter sur des soutiens qui ont fait leurs preuves, notamment le Club Ademe International(1) et le PEXE(2).Le Club Ademe International, que je préside depuis 2001, a fêté l’an dernier ses 10 ans en même temps que son centième adhérent. Il offre de nombreux services : veille économique et réglementaire, accès aux appels d’offres internationaux, aides financières, supports de communication, mise en réseau des acteurs… Ainsi qu’un accompagnement sur le terrain, où des entreprises chevronnées et bien implantées guident les PME moins expérimentées. Le Club Ademe International rend donc l’offre des éco-entreprises plus compétitive, lisible et crédible.Le PEXE, que je préside également, a lui été créé en 2003 (à l’initiative du Club Ademe International). En 2008, ce « Plan export des éco-entreprises » devient l’Association pour la promotion et le développement international des éco-entreprises de France. L’objectif de ses adhérents est toujours le même : réaliser une croissance à deux chiffres à l’export tout en développant l’emploi en France.Le PEXE fédère les clubs d’entreprises — qui rassemblent 1 500 des 8 000 éco-entreprises françaises — et des structures publiques ou para-publiques (Medad, Ademe, Unifrance, CCI, Oseo, ANR, AFD, DGE, DGTPE, etc.).Il s’agit donc d’un partenariat privé-public, où les entreprises exposent leurs objectifs et leurs besoins et sont accompagnées par les organismes publics.
"Alors que la croissance annuelle moyenne des entreprises de
l’environnement est de 5 %, les membres du PEXE réalisent 9 %
de croissance à l’export. "
Concrètement, les éco-entreprises du PEXE se rassemblent par secteur d’activité ou géographique (air, eau, déchets, sols pollués, énergies renouvelables, Chine, marchés émergents, etc.). Chacun de ces groupes d’action définit une stratégie et identifie des pays cibles. Les structures publiques proposent alors des mesures d’accompagnement : salons, formations, protocoles d’accord avec les pays visés…Le but : développer les synergies sur l’ensemble de la filière pour mieux se vendre à l’export. En tant que PDG d’une PME de l’environnement – Burgéap – je constate que cette stratégie permet de conquérir de nouveaux marchés.Le PEXE procède donc d’une approche concrète et vise des résultats immédiats. Notre démarche est opportuniste, à l’écoute du marché mondial. Le plus important, c’est d’obtenir des contrats. Et ça marche, comme le prouvent nos succès en Europe, dans le bassin méditerranéen, les pays du Golfe, l’Asie... Alors que la croissance annuelle moyenne des entreprises de l’environnement est de 5 %, les membres du PEXE réalisent 9% de croissance à l’export. Cette réussite indéniable nous encourage à poursuivre nos efforts. Nous sommes en train de renforcer notre structure (statuts, locaux, personnels) et notre collaboration avec les pôles de compétitivité. Nous souhaitons aussi développer notre réseau en France – nous sommes déjà présents dans 17 régions sur 22.Tout cela permettra aux éco-entreprises d’être encore plus compétitives et présentes à l’export, avec une image d’excellence.