> Consulter > Environnement & Technique n°260 – Octobre 2006

Vers une reconnaissance des métiers de l’environnement


Par Thierry BLONDEL,
Président de l’Union des consultants et ingénieurs en environnement (L’UCIE)

Le monde de l’ingénierie environnementale est en pleine effervescence. Les méthodologies en matière de gestion de sites et de sols pollués viennent d’être mises à jour(1). Dans le même esprit, les procédures de gestion hors site des terres excavées sont en cours de révision : les projets afférents de circulaires sont en cours de validation et de relecture, et leur mise en œuvre est prévue pour le premier semestre 2007. Qu’en sera-t-il de l’application de ces nouvelles méthodologies sur le terrain ? Une mise à jour de la norme de services X31-620 - Qualité du sol. - Prestations de services relatives aux sites et sols pollués (études, ingénierie, réhabilitation de sites pollués et travaux de dépollution) est aujourd’hui nécessaire, pour tenir compte de ces évolutions.

Dans ce type de travaux, la participation active des organisations professionnelles est primordiale, puisqu’elles concernent directement les activités de leurs adhérents.

L’Union des consultants et ingénieurs en environnement (L’UCIE)(2) créée en 2003, fédère et représente actuellement pratiquement tous les métiers liés à l'environnement dit « industriel et urbain » : analyses sur le terrain ou en laboratoire, gestion de terrains à passif, optimisation foncière et réoccupation de friches ou d’anciens territoires industriels et urbains, modélisation du transfert et du devenir de polluants dans les milieux air-eaux-sols, évaluations des risques sanitaires, études d’impact, communication, expertise, conseil technique et juridique, formation-sensibilisation, pyrotechnie, tests immuno-toxicologiques, etc.

C’est donc très logiquement que notre association L’UCIE s’est impliquée dans les travaux mentionnés plus haut, et, d’une manière générale, qu’elle agit de manière proactive auprès des autorités nationales, régionales et locales ayant en charge la gestion de l'environnement et du développement durable, ainsi que bien entendu auprès des industriels, des collectivités, des promoteurs et des particuliers.

Notre association participera également au nouveau chantier aujourd’hui évoqué, à la demande de la direction de la Prévention des Pollutions et des Risques (DPPR-MEDD) et de l’Union professionnelle des entreprises de dépollution de sites (UPDS), relatif à l’élaboration d'une reconnaissance nationale des métiers de l'environnement. L’idée serait de créer, une fois la norme X31-620 révisée, une sorte de « label métier », ouvert à l’ensemble des professionnels de l’ingénierie environnementale à l’image de ce qui existe pour la dépollution des sites et sols pollués (label Qualipol, propriété de l’UPDS). Il pourrait d’ailleurs s’agir d’un élargissement du label Qualipol, une option qui devra être débattue cet automne. Cette « reconnaissance » serait attribuée par un comité « de la marque » étendu et représentatif de l’ensemble des spécialités concernées, sur la base des trois critères suivants :

- compétences (expérience et formation des prestataires, selon les prestations vendues et les spécialités mises en avant en terme commercial) ;

- attestations de capacité (satisfécits clients - qualité des prestations - réponses aux attentes des clients, et donc respect des méthodologies et des réglementations en vigueur) - responsabilité civile professionnelle (assurance couvrant spécifiquement les prestations vendues).

Ces travaux permettront au bout du compte d’assainir la profession, et ainsi de limiter les risques pour les clients de nos adhérents, qui pourront dès lors choisir leurs prestataires d’études et d’ingénierie environnementale en connaissance de cause, sur la base de critères objectifs.

Notes :

(1) cf « Sols pollués : refonte des textes et des outils de gestion », E&T n°258, juillet-août 2006, p.43-49.

(2) www.ucie.org

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