> Consulter > Info Santé-Déchets - NUMERO 61 - Decembre 2008
Edito
En quelques mots…
Les concentrations élevées de bioaérosols mesurées en plateforme de compostage et publiées dans la littérature pourraient favoriser la survenue de maladies allergiques et de manifestations inflammatoires chez les travailleurs exposés. Cependant, les concentrations en microorganismes totaux mesurées dans 2 unités de compostage de Finlande qui traitent des boues urbaines et des déchets biologiques triés à la source par les ménages ne sont pas différentes de celles mesurées dans divers environnements extérieurs de ce pays.
L’évaluation des risques sanitaires liés aux bioaérosols émis par les installations de compostage rencontre de nombreux obstacles, en particulier pour caractériser les émissions des installations, développer des relations doses-réponses fiables et modéliser la dispersion des bioaérosols. Des chercheurs travaillent à la comparaison des outils de modélisation et des méthodes de quantification des microorganismes.
Le fait de résider au voisinage de sites pollués par des produits chimiques favoriserait la survenue du diabète chez les adultes et des maladies respiratoires chez les enfants. Cependant, la non prise en compte des facteurs de risques individuels et la caractérisation sommaire de l’exposition des sujets aux émissions toxiques de sites réduisent la portée des résultats présentés.
L’étude des morts fœtales et des anomalies chromosomiques dans la descendance des mères résidant au voisinage de sites pollués rencontre les mêmes obstacles méthodologiques. Toutefois, les résultats publiés attirent l’attention sur l’intérêt d’étudier, notamment en France, les liens entre les expositions aux pesticides et l’augmentation des risques de mort fœtale.
L’évaluation des risques indique que le plomb et le cuivre pourraient poser de sérieux problèmes sanitaires pour les travailleurs et les résidents (en particulier les enfants) d’un quartier hébergeant une activité de recyclage de circuits imprimés dans une ville de l’est de la Chine.
La comparaison des profils de congénères* de PCDD/F dans les sols au voisinage des incinérateurs est utilisée pour étudier la contribution des différentes sources de pollution. Mais une uniformisation des profils de PCDD/F dans les sols, indépendamment de la source d'émission, par dégradation et transformation des congénères* moins stables en congénères* plus stables, réduit fortement la pertinence de cette approche.
Les teneurs en PCDD/F mesurées dans les lichens semblent être similaires à celles de l’atmosphère.
Les lichens pouvant détecter de faibles niveaux de pollution, certaines espèces seraient des bioindicateurs ;intéressants pour la biosurveillance des PCDD/F de l’atmosphère sur de longues périodes.
Le comité de rédaction d’Info Santé-Déchets