La ville durable, un concept utopique?

Gourmande en ressources et en espaces, grande productrice de CO2 comme de déchets en tous genres… tel est lequotidien des grandes villes d’aujourd’hui. Pas forcément des plus réjouissants ! Une chose est sûre : les générations futures ne pourront ignorer les empreintes qu’elles laisseront à travers le temps. Sur le banc des accusés : la voiture. Evidemment. En moins de 150 ans*, cette dernière est parvenue à étendre son territoire jusqu’à conditionner les habitudes et les modes de vie des citadins. Pollution de l’air, étalement urbain, congestion, sont les principaux chefs d’inculpations dans ce dossier. Mais l’automobile, si elle est le chef du gang, n’est pas la seule coupable. Elle a des complices. Les habitations ont également leur part de responsabilité. Le secteur du bâtiment rejette ainsi plus du quart de la production française de CO2 et consomme près de 50 % des ressources naturelles, 40 % de l’énergie et 16 % de l’eau. Aujourd’hui la moitié de la population mondiale est urbaine. Et en 2030, cette proportion devrait atteindre 60 %. On dénombre ainsi plus d’une centaine de mégapoles (aires urbaines les plus peuplées : de 3 à 33 millions d’habitants) à travers le monde. Et leur développement s’accélère, principalement dans les pays émergents (Brésil, Chine, etc.) Les conséquences sont prévisibles. Il est donc urgent d’agir. Les villes se cherchent : modèle dense, polycentrique, creuse, etc. Mais elles ont pour obligation de dessiner leur visage de demain.
* En 1872, Amédée Bollée est le premier à commercialiser une “locomotive routière”.
Dossier réalisé par Dorothée Laperche
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