
En cette rentrée 2005, le gouvernement de Villepin fait feu de tout bois.
L’une de ses priorités : la lutte contre les émissions de gaz carbonique dans les transports. Objectif avoué : diviser par 4 les émissions de GES de la France à l’horizon 2050. L’augmentation du prix du pétrole n’est certainement pas étrangère à cette stratégie…
Plus intéressantes sont les mesures – et qualifiées de très fortes - décidées par le Premier ministre : un crédit d’impôt renforcé pour la voiture propre, une majoration de la taxe à l’immatriculation sur les cartes grises pour les véhicules très émetteurs de CO2, le lancement d’un plan biocarburant et enfin, la mise en route d’un grand programme de R&D pour le développement d’un véhicule sobre en carburant avec une dotation de 100 M d’euros. Nelly Ollin doit, par ailleurs, rencontrer prochainement les constructeurs automobiles français et les convaincre de s’engager en faveur de la création voiture familiale émettant moins de 100 grammes de C02 par km.
Aujourd’hui, les constructeurs automobiles et plus généralement le secteur du transport sont au pied du mur : changement climatique, pollutions environnementales, répercussions sanitaires, évolutions réglementaires et pressions sociales. En 2001, les transports représentaient 54 % des émissions d’oxydes d’azote, 29 % des émissions de composés organiques volatils et 20 % des émissions de particules fines. C’est également la première source d’émission de CO2.
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